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En 2018, Zuckerberg veut réparer Facebook

Depuis 2009, Mark Zuckerberg prend des résolutions en début d’année. Il a promis au cours des années écoulées de parler le mandarin, de lire 25 livres ou de visiter les 50 Etats des Etats-Unis. Mais cette année, sa résolution est aussi étonnante que complexe. Il promet de « réparer » les erreurs du plus grand réseau social au monde.

Facebook sous le feu des critiques

Avec ses deux milliards d’utilisateurs, Facebook est le plus puissant réseau social au monde. Ce statut acquis place évidemment la plateforme sous le feu des critiques. Et en ce qui concerne les critiques, elles pleuvent de partout. Al Frank, sénateur démocrate tacle Facebook par cette question :

« Comment Facebook, qui s’enorgueillit d’être capable d’analyser des milliards de données […], trouve-t-il le moyen de ne pas se rendre compte que des publicités électorales, payées en roubles, venaient de Russie ? »

Cette remarque a été faite suite aux nombreuses fausses informations émanant de la Russie, qui ont circulés au cours de la course à la Maison Blanche.

L’indignation contre Facebook émane même d’anciens salariés. Nous avons pour preuve la confession de Chamath Palihapitiya qui partage son « immense sentiment de culpabilité » d’avoir œuvré au succès de l’entreprise qui « érode les fondements du comportement des gens ». Son point de vue est partagé par Sean Park, premier président de Facebook. Sean Park accable Facebook en l’accusant d’exploiter « la vulnérabilité de la psychologie humaine ».

Mark Zuckerberg promet un changement.

« Nous ne pourrons pas empêcher toutes les fautes et tous les abus, mais nous faisons pour l’instant trop d’erreurs dans la façon dont nous appliquons nos règles et tentons de contrecarrer les détournements de notre outil. »

A travers cette déclaration, le fondateur de Facebook reconnaît les faits qui sont reprochés à son entreprise. Il les résume en déclarant que « Facebook a beaucoup de travail à faire pour y remédier – qu’il s’agisse de (nous) protéger des abus et de la haine, de nous défendre contre les interférences de (certains) pays étrangers ou encore nous assurer que le temps passé sur Facebook est du temps bien dépensé ».

Il est de tout de même difficile de définir avec exactitude les moyens que Mark Zuckerberg mettra en œuvre pour lutter contre le phénomène des « fake news ». Mais il est rassurant de noter son désir de satisfaire la volonté de pionniers d’Internet qui voulaient offrir des armes aux citoyens par le moyen de la technologie.

Il est clair que Facebook sera surveillé pour voir l’application de la résolution de son fondateur.

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